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Le désenclavement
Volet ferroviaire
Côté réseau ferroviaire, le Chablais est desservi par la ligne Annemasse - Evian. Il s'agit d'une voie unique électrifiée.
La gestion des croisements est manuelle, ce qui impose un délai minimum de près de 10 mn entre les trains. En 1998, le trafic s'élève à une quarantaine de convois journaliers dont une dizaine pour le fret. La ligne est donc proche de sa capacité maximale établie à cinquante trains quotidiens.
Son usage est aujourd'hui limité puisque la fréquentation de l'axe Annemasse - Evian est, en 1998, d'un millier de voyageurs par jour. En gare d’Annemasse, le trafic quotidien en direction de Genève-Eaux-Vives, La Roche-sur-Foron ou Bellegarde est également d'un millier de voyageurs. Le fer n’atteint une part de marché significative que pour les liaisons avec Paris ou Lyon, ces flux étant faibles dans l’absolu.
Enfin, la section entre Evian et Saint-Gingolph n’est plus utilisée. L’ouverture de la ligne à un service régulier exigerait d’importants investissements.
Développer les transports par train
La concertation de 1998 a mis au jour toute l’importance d’une amélioration significative des transports par voie ferroviaire.
A l’ouest du Chablais, on attend du nouveau !
Les axes de développement à l’ouest se feront autour de 5 axes :
- développement des liaisons avec Annemasse et Genève en s’appuyant sur le futur raccordement du réseau ferré haut-savoyard à la gare principale de Genève-Cornavin.
- développement des liaisons avec Paris, en s’appuyant sur le projet de modernisation de la ligne du Haut-Bugey entre Bourg-en-Bresse et Bellegarde, qui permettra de gagner une demi-heure
- développement des liaisons avec les pôles départementaux et régionaux en s’appuyant sur le schéma régional des transports établi par la région Rhône-Alpes, qui permettra aussi de relier le Chablais au TGV Méditerranée et à la future liaison Lyon-Turin.
- amélioration sensible de la ligne ferroviaire entre Annemasse et Evian afin d’en augmenter la capacité et de permettre ainsi l’accroissement de l’offre.
- actions d’accompagnement portant sur l’amélioration des gares et leur accessibilité.
A l’est, on préserve le Tonkin
La ligne ferroviaire entre Evian et Saint-Gingolph, appelée ligne "du Tonkin", devra être préservée en vue de son éventuelle remise en service à terme pour des liaisons voyageurs vers le Valais et l’Italie via le tunnel du Simplon.
Des projets qui prennent forme
Le 4 juillet 2003, le Vice-Président de la Région Rhône-Alpes, et le Conseil d'Etat genevois, ont signé la charte du DTPR (Développement des Transports Publics Régionaux). Ce document pose les bases de la coopération transfrontalière indispensable pour répondre durablement aux besoins en déplacement dans le bassin franco-valdo-genevois. Le schéma de desserte à l'horizon 2020 a été validé dans ce cadre, et le CEVA en est la colonne vertébrale.
Le CEVA, un train pour Genève et sa région
La liaison ferroviaire Cornavin Eaux-Vives Annemasse (CEVA) est la connexion indispensable entre les réseaux ferrés suisse et français de l'agglomération genevoise, qui est en pleine mutation.
La réalisation du CEVA est essentielle pour les retombées qu'elle aura sur l’ensemble du territoire du Chablais concernant :
- la résolution d'une partie des problèmes de trafic et les déplacements "pendulaires",
- le développement économique induit par la facilité d'accès au canton de Genève pour les travailleurs frontaliers qui s'y rendent quotidiennement (près de 5.500 aujourd'hui). La Suisse est un pôle d'emplois à part entière qui conditionne la vie économique du Chablais,
- le développement touristique suscité par la facilité d'accès au Chablais, dont l'enclavement est pénalisant pour les visiteurs potentiels,
- l'amélioration de la qualité de vie des habitants.
Attendue depuis plus d’un siècle par le Canton de Genève et ses proches voisins, la liaison ferroviaire Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse (CEVA) permettra de relier Annemasse à Genève en 17 minutes en Trains Grandes Lignes et en 22 mn en trains RER.
Les travaux débuteront en 2005 pour la partie Cornavin, et en 2006 pour le reste du tronçon. La mise en service est prévue pour 2010-2012.
Le projet CEVA s'étend sur 16 km et prévoit entre autres la construction de 4,8 kilomètres de voies ferrées en tunnel entre deux tronçons existants, Cornavin – La Praille et Eaux-Vives – Annemasse, afin de terminer un réseau conçu au XIXe siècle ! La ligne entre les Eaux-Vives et la frontière (4 km) sera doublée et enterrée en tranchée couverte. Ainsi, les deux tiers du CEVA seront souterrains.
Sept gares et stations conçues par les Ateliers Jean Nouvel jalonneront le parcours : Cornavin, Lancy – Pont-Rouge, Carouge – Bachet, Champel – Hôpital, Genève – Eaux-Vives, Chêne-Bourg et Annemasse.
En France, le projet CEVA prévoit un tronçon d’environ 2 kilomètres depuis la frontière jusqu’à la gare d’Annemasse.
Dans l'état actuel du projet, le tronçon suisse Eaux-Vives/frontière sera donc réalisé en une ligne à deux voies enterrées. Par contre, lui succèderait du côté français une ligne d'une seule voie de surface, incompatible avec le projet suisse et les contraintes de circulation et d'urbanisme des zones traversées.
Le SIAC s'est donc prononcé en faveur de la réalisation de la portion française de la liaison ferroviaire Cornavin Eaux-Vives Annemasse dite CEVA (2 km de ligne seulement) en deux voies souterraines et a demandé que l'Etat apporte la garantie de son financement.
Pour en savoir plus sur le projet CEVA, cliquez ici
l’Etoile Annemasse-Genève un pôle d’échange intermodal
Etroitement lié à l’arrivée du CEVA, le projet "Etoile Annemasse Genève" prévoit de redonner vie et structure à la gare d’Annemasse et à l’espace urbain environnant. C’est l’un des projets transfrontaliers inscrits dans la "Charte d’Aménagement de l’agglomération franco-valdo-genevoise" édité en 1997 par le CRFG.
Un pôle d'échange intermodal entre le train, les bus, les cars, les voitures, les vélos et les piétons... mais aussi un espace de plusieurs hectares qui permettra d'implanter des logements, des commerces, des équipements, et de l'activité économique au service de l'agglomération franco-valdo-genevoise.
Pour en savoir plus sur le projet de l’étoile d’Annemasse, cliquez ici
Perrignier : vers l'aménagement d'une plateforme de fret
